Crédit d’impôt recherche jeune docteur : le dispositif est-il toujours en vigueur ?

Le dispositif jeune docteur du CIR, qui doublait l'assiette de calcul pendant 24 mois, a été supprimé par la loi de finances 2025 pour les dépenses exposées depuis le 15 février 2025, et cette suppression demeure applicable malgré un amendement de rétablissement voté puis rejeté fin 2025 dans le cadre du PLF 2026. Les embauches antérieures à cette date restent partiellement éligibles aux anciennes majorations dans la limite de leur fenêtre de 24 mois, tandis que les nouveaux recrutements relèvent désormais du régime de droit commun (CIR à 30 %, CII à 20 %).
Ecrit le 08/09/2026
Mis à jour le 08/09/2026
Temps de lecture : 15 min
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Points clés à retenir

Panneau avec des feuilles et une coche rouge, symbolisant une liste de vérification.
  • Le dispositif jeune docteur (doublement d’assiette CIR + forfait de fonctionnement à 200 % pendant 24 mois) est supprimé depuis le 15 février 2025 (art. 55, loi de finances 2025).
  • Un amendement de rétablissement a été voté à l’Assemblée le 14 novembre 2025 mais n’a pas été promulgué : la loi de finances 2026 (19 février 2026) confirme que la suppression reste en vigueur.
  • Les dépenses de personnel exposées jusqu’au 14 février 2025 restent éligibles aux anciennes majorations, dans la limite de la fenêtre de 24 mois liée au recrutement.
  • L’exercice 2025 est hybride : il faut ventiler les dépenses entre ancien régime (jusqu’au 14/02) et régime de droit commun (à partir du 15/02).
  • Depuis la suppression, les dépenses liées à un docteur restent éligibles au CIR au taux de droit commun (30 %) ou au CII (20 % pour les PME), sans sur-majoration.
  • Trois critères restent vérifiés en cas de contrôle sur les périodes antérieures : doctorat reconnu, premier CDI après la thèse, maintien de l’effectif de recherche.
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Qu’est-ce que le dispositif jeune docteur du crédit d’impôt recherche ?

Le crédit d’impôt recherche permet aux entreprises de récupérer 30 % de leurs dépenses de R&D éligibles, dans la limite de 100 millions d’euros de dépenses par an. Le volet jeune docteur du CIR constituait une bonification de ce mécanisme, réservée aux entreprises qui recrutaient en CDI un salarié tout juste titulaire d’un doctorat.

Le principe du doublement de l’assiette CIR pendant 24 mois

Pendant les vingt-quatre premiers mois suivant son premier recrutement en CDI, les dépenses de personnel du jeune docteur étaient prises en compte dans l’assiette du CIR pour le double de leur montant réel. À cela s’ajoutait un forfait de frais de fonctionnement porté à 200 % de ces mêmes dépenses de personnel, non doublées, contre 40 à 43 % en régime de droit commun. Ce mode de calcul du CIR expliquait l’attractivité particulière du dispositif avant sa suppression.

Bon à savoir : L’effet cumulé de ces deux majorations portait l’assiette totale à quatre fois le montant des dépenses de personnel réelles. Appliqué au taux de 30 %, le CIR représentait environ 120 % du coût salarial chargé du jeune docteur pendant deux ans.

Origine et objectif du dispositif

Le mécanisme trouve son origine dans la loi sur l’innovation et la recherche du 12 juillet 1999, qui a porté le forfait de fonctionnement lié aux jeunes docteurs de 75 % à 100 % la première année. Il a ensuite été substantiellement renforcé par la loi de finances pour 2006 (article 22 de la loi n° 2005-1719 du 30 décembre 2005), qui a introduit le doublement de l’assiette des dépenses de personnel et du forfait de fonctionnement des jeunes docteurs, renforcement complété en 2008. L’objectif affiché était de resserrer le lien entre recherche publique et entreprises privées, en réduisant le coût d’un profil scientifique de haut niveau pour des structures qui n’auraient pas nécessairement les moyens de le recruter au prix du marché, en particulier les jeunes entreprises innovantes et les PME.

Le dispositif jeune docteur a-t-il été supprimé ?

Oui, sans ambiguïté pour les dépenses exposées depuis le 15 février 2025. C’est le point sur lequel plusieurs contenus disponibles en ligne restent imprécis ou datés, faute d’avoir été actualisés après cette réforme.

La suppression par l’article 55 de la loi de finances 2025

L’article 55 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 a supprimé la bonification jeune docteur au sein de l’article 244 quater B du CGI. La mesure s’inscrivait dans un objectif de rationalisation de la dépense fiscale liée au CIR, dans un contexte budgétaire contraint. Un rapport de l’Inspection générale des finances de mars 2024 avait préalablement chiffré l’économie attendue à environ 90 millions d’euros par an.

Date d’entrée en vigueur : le 15 février 2025

La suppression s’applique aux dépenses exposées à compter du 15 février 2025, lendemain de la publication de la loi au Journal officiel. Les dépenses exposées jusqu’au 14 février 2025 inclus restent éligibles aux anciennes majorations, dans la limite de la fenêtre de 24 mois suivant le recrutement. Cette bascule en cours d’année crée un exercice 2025 hybride, traité plus loin dans cet article.

Attention : L’administration fiscale a retiré ses commentaires doctrinaux relatifs au dispositif par une mise à jour BOFiP du 13 août 2025 (BOI-RES-BIC-000017). Toute référence à la doctrine antérieure doit désormais être utilisée uniquement pour les périodes encore concernées, jamais pour justifier une majoration sur une dépense postérieure au 14 février 2025.

Comment savoir si le dispositif a été rétabli depuis sa suppression ?

Il ne l’a pas été. La loi de finances pour 2026, loi n° 2026-103 du 19 février 2026, ne comporte aucun rétablissement de la bonification jeune docteur. C’est le point qui distingue un contenu à jour d’un contenu qui s’est arrêté à un épisode intermédiaire du feuilleton législatif.

Pourquoi les informations disponibles en ligne se contredisent souvent sur ce sujet

Le dispositif a connu trois rebondissements en un peu plus d’un an, ce qui explique la contradiction apparente entre les sources.

DateÉvénementCe que cela signifie
14/02/2025Promulgation de la loi de finances 2025 (art. 55)Suppression de la bonification pour les dépenses exposées à partir du 15/02/2025
13/08/2025Retrait des commentaires BOFiP dédiésConfirmation administrative de la suppression, plus de doctrine active sur le sujet
14/11/2025Vote d’un amendement de rétablissement à l’Assemblée (PLF 2026)Simple vote en première lecture, non promulgué : c’est l’épisode que de nombreux articles ont pris pour un retour effectif
19-26/12/2025Rejet de la partie recettes, échec de la CMP, loi spéciale du 26/12/2025Le texte de rétablissement ne survit pas à la navette parlementaire
19/02/2026Promulgation de la loi de finances 2026 (loi n° 2026-103)Le rétablissement ne figure pas dans le texte définitif : la suppression reste applicable

Les articles annonçant la suppression, rédigés entre février et octobre 2025, étaient exacts à leur date de publication. Ceux annonçant un rétablissement, rédigés à partir de mi-novembre 2025, décrivaient un vote intermédiaire qui n’a finalement jamais été promulgué.

Les sources officielles à consulter pour connaître l’état du droit applicable

Trois types de sources permettent de vérifier l’état du droit en vigueur à un instant donné :

  • Légifrance, pour le texte consolidé de l’article 244 quater B du CGI et le texte intégral des lois de finances successives.
  • Le BOFiP (bofip.impots.gouv.fr), pour la doctrine administrative applicable, en vérifiant systématiquement la date de fin de publication d’une fiche.
  • Les dossiers législatifs de l’Assemblée nationale et du Sénat, pour distinguer un amendement voté d’un texte promulgué.

Vous pouvez consulter directement l’article consolidé sur Légifrance ou la doctrine à jour sur le portail BOFiP.

Le réflexe à avoir avant toute déclaration : vérifier le texte promulgué, pas les amendements votés

Un amendement adopté en première lecture, même à une large majorité, n’est pas le droit applicable. Seul le texte publié au Journal officiel fait foi. Avant d’appliquer une majoration à votre déclaration CIR, vérifiez systématiquement que la disposition invoquée figure dans une loi promulguée, et non dans un projet de loi, une proposition de loi ou un amendement en cours de navette.

Astuce d’expert : En cas de doute sur une actualité fiscale récente, croisez toujours deux sources : le texte de loi sur Légifrance et sa traduction opérationnelle dans le BOFiP. Un vote médiatisé à l’Assemblée nationale ne devient une règle applicable qu’après promulgation et publication au Journal officiel.

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Quelles règles s’appliquent aux embauches réalisées avant la suppression du dispositif ?

Si vous avez recruté un jeune docteur avant le 15 février 2025, les anciennes règles restent partiellement mobilisables, dans la limite de la fenêtre de 24 mois attachée à ce recrutement.

Le calcul applicable sur les dépenses exposées jusqu’au 14 février 2025

Les dépenses de personnel exposées jusqu’au 14 février 2025 inclus bénéficient du doublement d’assiette et du forfait de fonctionnement à 200 %, dès lors que le recrutement entre dans sa fenêtre de 24 mois. Une embauche réalisée en avril 2023, par exemple, ouvre droit aux majorations sur l’intégralité de cette fenêtre, tandis qu’une embauche de septembre 2024 n’en bénéficie que jusqu’au 14 février 2025.

Le calcul prorata sur l’exercice de transition (janvier-février 2025)

Votre déclaration CIR au titre de l’exercice 2025, déposée en 2026, est hybride. Les dépenses de personnel exposées du 1er janvier au 14 février 2025 relèvent encore du régime majoré ; celles exposées à compter du 15 février 2025 relèvent du régime de droit commun. Le Guide du CIR 2025, publié par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche le 29 octobre 2025, confirme cette bascule et détaille les modalités de calcul du prorata.

Attention : Ce prorata sur deux régimes au sein d’un même exercice constitue un point de vigilance classique en cas de contrôle. Documentez précisément la ventilation des dépenses de personnel entre les deux périodes, mois par mois si nécessaire.

Les points vérifiés par l’administration en cas de contrôle fiscal

Sur les exercices encore ouverts, l’administration vérifie systématiquement trois éléments cumulatifs :

  • Le doctorat au sens de l’article L. 612-7 du code de l’éducation, ou un diplôme reconnu équivalent.
  • Le caractère de premier CDI postérieur à la soutenance de thèse, apprécié au niveau du parcours du salarié et non de l’entreprise.
  • Le maintien de l’effectif du personnel de recherche salarié par rapport à l’année précédente.

Quel est l’intérêt d’embaucher un docteur depuis la suppression de la bonification ?

Le sur-avantage a disparu, pas l’avantage. Embaucher un jeune docteur, ou plus largement recruter un docteur, affecté à des travaux de R&D éligibles reste un choix pertinent : ses dépenses entrent dans l’assiette du CIR au taux de droit commun.

Le régime de droit commun applicable (CIR à 30 %, CII à 20 %)

Les rémunérations et charges sociales d’un docteur affecté à la R&D entrent dans l’assiette du CIR au taux de 30 %, jusqu’à 100 millions d’euros de dépenses éligibles annuelles, auxquelles s’ajoute le forfait de fonctionnement de droit commun. Pour un projet relevant de l’innovation au sens du crédit d’impôt innovation, réservé aux PME, le taux applicable est de 20 % depuis son ajustement. Le ministère de l’Économie a explicitement confirmé cette lecture en réponse à la question écrite n° 9299, publiée au Journal officiel du 2 décembre 2025. Ce calcul du CIR en droit commun reste un point de repère essentiel pour tout projet de recrutement scientifique.

Pourquoi le profil docteur reste un atout dans un dossier CIR

La suppression de la bonification ne retire rien à la valeur du profil dans l’appréciation du caractère scientifique des travaux. La qualification du personnel de recherche fait partie des éléments examinés par l’administration et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour apprécier si des travaux relèvent effectivement de la R&D au sens fiscal. Un docteur formé à la démarche scientifique et à la rigueur méthodologique renforce la crédibilité d’un dossier, indépendamment du calcul de l’assiette.

Exemple de calcul avec le régime de droit commun

Prenons un docteur recruté en 2026, rémunéré 45 000 € brut annuel chargé (charges patronales incluses), affecté à 90 % de son temps à des travaux de R&D éligibles.

Élément de calculMontant
Salaire chargé retenu (45 000 € x 90 %)40 500 €
Forfait de fonctionnement (40 % du salaire retenu)16 200 €
Assiette totale56 700 €
CIR (taux de 30 %)17 010 €

Ce montant, bien inférieur aux 120 % du coût salarial que permettait l’ancien régime, reste un levier réel de financement d’un recrutement scientifique, cumulable avec d’autres dispositifs présentés plus loin.

Coup de pouce : Une PME qui embauche un jeune docteur pour mener des travaux de R&D peut aussi mobiliser le statut de jeune entreprise innovante (JEI) durant ses huit premières années, qui exonère de charges sociales les emplois liés à la R&D lorsque ces dépenses dépassent 20 % des charges totales, ainsi que les outils de financement bancaire et subventionnel proposés par les directions régionales de Bpifrance.

Quelles sont les conditions pour qu’un salarié soit qualifié de « jeune docteur » ?

Ces critères restent le référentiel applicable pour vos déclarations, réclamations et contrôles portant sur les périodes antérieures au 15 février 2025.

Le doctorat au sens de l’article L. 612-7 du code de l’éducation

Le doctorat s’entend comme le diplôme national de troisième cycle défini à l’article L. 612-7 du code de l’éducation, sanctionnant une formation à la recherche et par la recherche. Un amendement à la loi de finances pour 2015 a explicitement inscrit cette référence dans l’article 244 quater B du CGI afin d’éviter toute surinterprétation de la notion, tout en maintenant l’admission des doctorats obtenus à l’étranger dès lors qu’ils sont reconnus équivalents.

La condition du premier CDI après la soutenance

La notion de « premier recrutement » s’apprécie au niveau du parcours professionnel du docteur, et non au niveau de l’entreprise qui recrute. Il s’agit du tout premier contrat à durée indéterminée conclu postérieurement à l’obtention du doctorat, pour des fonctions en lien avec le niveau de diplôme, quel que soit le pays de recrutement.

Le Conseil d’État, dans une décision du 31 mai 2024, a jugé que la signature d’un CDI avant l’obtention du doctorat ne fait pas obstacle à la prise en compte des dépenses de personnel pour le double de leur montant : le doublement s’applique de plein droit à compter de la date d’obtention du doctorat jusqu’à la fin des 24 mois suivant le recrutement, y compris en l’absence d’avenant au contrat de travail. Cette décision infirme la position plus restrictive qu’avait retenue la cour administrative d’appel de Nancy en 2020 dans l’affaire Novalix, laquelle exigeait un avenant ou une clause formalisant la reconnaissance de la qualité de jeune docteur.

Bon à savoir : Une tolérance administrative, admise une seule fois, permet de ne pas considérer comme un premier recrutement un CDI rompu pendant la période d’essai prévue à l’article L. 1221-19 du code du travail. Le second CDI conclu ultérieurement peut alors ouvrir droit au dispositif, pour les périodes où celui-ci était encore en vigueur.

Le maintien de l’effectif de personnel de recherche

L’ancienne majoration était subordonnée au maintien de l’effectif du personnel de recherche salarié de l’entreprise à un niveau au moins égal à celui de l’année précédente, apprécié en moyenne annuelle. Une baisse de cet effectif, même compensée par d’autres recrutements, pouvait remettre en cause le bénéfice de la majoration pour l’exercice concerné.

Le contrat CIFRE donne-t-il accès aux mêmes avantages fiscaux ?

Non, la convention industrielle de formation par la recherche relève d’un mécanisme distinct, mais elle reste pertinente dans une stratégie de recrutement scientifique.

L’éligibilité des travaux du doctorant CIFRE au CIR

Le doctorant accueilli en entreprise dans le cadre d’une CIFRE, financée par une subvention de l’ANRT, n’a pas la qualité de jeune docteur : il n’est pas encore titulaire du doctorat. En revanche, ses travaux de recherche peuvent être intégrés à l’assiette du CIR selon les mêmes critères d’éligibilité que ceux applicables aux autres chercheurs et techniciens de l’équipe R&D, dès lors que ces travaux répondent à la définition fiscale de la recherche. La subvention CIFRE elle-même se cumule avec le CIR selon des règles de non-double financement propres à chaque dépense.

Ce qui change une fois le CDI signé à l’issue de la thèse

Lorsque le doctorant CIFRE soutient sa thèse et signe, dans la foulée, son premier CDI dans l’entreprise qui l’accueillait, ce contrat peut en principe être qualifié de premier recrutement de jeune docteur. Pour les embauches réalisées avant le 15 février 2025, ce basculement ouvrait droit aux majorations pour les 24 mois suivant la signature du CDI. Pour une embauche postérieure à cette date, seul le régime de droit commun s’applique, la CIFRE n’étant en elle-même affectée en rien par la suppression de la bonification jeune docteur.

Comment sécuriser votre dossier CIR sur le volet jeune docteur ?

Que vous ayez encore des exercices ouverts sur l’ancien régime ou que vous prépariez une déclaration relevant du droit commun, un dossier de sécurisation limite le risque de rectification.

Les documents à réunir avant un contrôle

Constituez ce dossier en amont, plutôt qu’en réaction à une demande de l’administration :

  • Le contrat de travail initial et, le cas échéant, l’avenant matérialisant la reconnaissance de la qualité de jeune docteur.
  • Le diplôme de doctorat ou l’attestation de soutenance, avec sa date exacte.
  • L’organigramme de l’équipe R&D et son évolution d’une année sur l’autre, pour justifier le maintien de l’effectif.
  • Le suivi du temps consacré aux travaux de recherche éligibles, projet par projet.
  • Pour l’exercice 2025, la ventilation mensuelle des dépenses de personnel entre les deux régimes de calcul.

La procédure en cas d’application erronée de la majoration après le 15 février 2025

Une entreprise qui aurait appliqué la majoration jeune docteur au-delà du 14 février 2025, notamment sur la foi d’un article annonçant à tort un rétablissement, s’expose à une rectification portant sur la fraction indue du CIR, assortie d’intérêts de retard. Il est préférable de régulariser spontanément la déclaration concernée plutôt que d’attendre un contrôle fiscal, la bonne foi documentée limitant généralement les conséquences d’une correction volontaire.

Les délais pour déposer une réclamation contentieuse sur un exercice encore ouvert

Si vous avez omis d’appliquer la majoration jeune docteur sur une déclaration relevant encore de l’ancien régime, une réclamation contentieuse reste possible dans le délai de droit commun prévu par le livre des procédures fiscales, soit jusqu’au 31 décembre de la deuxième année suivant celle du versement ou de la liquidation de l’impôt concerné. Ce délai s’apprécie au cas par cas selon la date de dépôt de la déclaration et le mode d’imputation ou de restitution du crédit d’impôt : un accompagnement dédié permet de sécuriser le calcul du délai applicable à votre situation.

Astuce d’expert : Avant de déposer une réclamation, reconstituez le calcul complet de la majoration omise (assiette doublée, forfait à 200 %, taux de 30 %) et rapprochez-le de votre liasse fiscale initiale. Un dossier chiffré et sourcé accélère l’instruction par le service des impôts des entreprises.

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