Agrément CIR
Comment l’obtenir, à quoi sert-il et quelles sont les étapes à suivre ?
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Qu’est-ce que l’agrément CIR ?
Objectif de l’agrément
L’agrément CIR vise à identifier les organismes capables de réaliser des travaux de recherche et développement (R&D) pour le compte de tiers. Il permet à leurs clients de déclarer les dépenses sous-traitées dans leur propre Crédit d’Impôt Recherche. Cet agrément constitue un label officiel de compétence scientifique, délivré par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Il encadre et sécurise l’accès à un avantage fiscal potentiellement très conséquent.
Différence entre CIR et agrément CIR
Le Crédit d’Impôt Recherche (CIR) est un dispositif fiscal destiné aux entreprises engageant des dépenses de R&D, qu’elles soient internes ou sous-traitées. L’agrément CIR, quant à lui, ne concerne pas directement les entreprises bénéficiaires du crédit d’impôt, mais leurs sous-traitants. Seuls les prestataires agréés peuvent permettre à leurs clients de valoriser les travaux externalisés dans leur déclaration CIR.
Informations
Qui peut demander un agrément CIR ?
Structures concernées (privées, cabinets, laboratoires…)
Peuvent déposer une demande d’agrément CIR :
- Les entreprises privées réalisant des prestations de R&D pour des clients.
- Les cabinets de conseil spécialisés dans l’innovation technologique.
- Les laboratoires de recherche, y compris issus de l’enseignement supérieur.
- Les organismes de recherche publics ou privés agissant à titre onéreux.
Il est important que ces structures exercent une activité de R&D réelle, traçable et documentée
Conditions d’éligibilité
L’organisme demandeur doit justifier :
- D’une activité R&D effective, continue et documentée.
- D’une capacité technique et scientifique interne avérée.
- De moyens humains et matériels adaptés à la conduite de projets R&D.
L’absence d’activité réelle ou la sous-traitance intégrale des missions à d’autres entités entraîne un refus quasi systématique.
Critères scientifiques et techniques
Le ministère s’appuie sur les critères de la définition communautaire de la R&D (OCDE – Manuel de Frascati). Les travaux doivent comporter :
- Une incertitude scientifique ou technologique.
- Un effort structuré d’investigation ou de développement expérimental.
- Des résultats originaux ou significatifs, justifiés techniquement.
Un rapport scientifique détaillé et conforme est exigé dans le dossier de demande.
Pourquoi demander un agrément CIR ?
Avantages pour le prestataire R&D
L’agrément CIR constitue un véritable avantage concurrentiel pour tout prestataire de R&D. Il :
- Permet de travailler avec des clients souhaitant bénéficier du CIR, un critère décisif dans les appels d’offres. Renforce la légitimité scientifique de l’organisme auprès des financeurs publics et privés.
- Ouvre l’accès à d’autres dispositifs, comme le CII (Crédit d’Impôt Innovation), sous certaines conditions.
Certains grands comptes exigent l’agrément comme prérequis contractuel avant toute collaboration R&D.
Bénéfices pour les clients
Pour l’entreprise cliente, faire appel à un prestataire agréé est la seule manière de valoriser les dépenses externalisées dans sa déclaration de CIR.
Cela garantit que les travaux sous-traités seront acceptés par l’administration fiscale, limitant ainsi le risque de redressement.
Cette condition est impérative, même si le prestataire est reconnu pour sa compétence technique.
Impact sur la crédibilité de l’entreprise
Obtenir l’agrément CIR témoigne d’un haut niveau d’exigence scientifique et méthodologique. Il reflète une capacité :
- À conduire des projets de R&D structurés.
- À formaliser des résultats selon les standards attendus par l’État.
- À se conformer à une réglementation stricte.
C’est aussi un signal fort pour les partenaires et investisseurs, qui y voient un gage de rigueur et de sérieux.
Quelles démarches pour obtenir l’agrément CIR ?
Étapes de la procédure
La demande d’agrément CIR s’effectue en plusieurs étapes précises :
- Constitution du dossier technique et administratif complet.
- Dépôt de la demande via la plateforme du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
- Analyse scientifique du dossier par des experts mandatés.
- Décision d’agrément ou refus motivé par l’administration.
En cas de demande incomplète ou non conforme, un délai est accordé pour régularisation. L’instruction peut prendre plusieurs mois.
Où et quand déposer la demande ?
Les demandes doivent être déposées entre le 1er janvier et le 31 mars de l’année pour laquelle l’agrément est sollicité. Toute demande hors délai est rejetée.
Le dépôt s’effectue exclusivement en ligne via le portail officiel : Téléprocédure d’agrément CIR
Les documents doivent être transmis au format PDF, avec une nomenclature précise.
Organisme compétent
L’instruction est assurée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), via sa DGRI (Direction Générale de la Recherche et de l’Innovation).
Ce service s’appuie sur des experts scientifiques issus d’organismes publics pour évaluer la pertinence des travaux présentés
Que contient un dossier de demande d’agrément CIR ?
Pièces techniques à fournir
Le cœur du dossier repose sur une description détaillée des travaux de R&D réalisés par l’organisme. Il faut fournir :
- Un rapport scientifique décrivant les projets les plus représentatifs (2 à 3 projets majeurs).
- Pour chaque projet : objectifs, problématique, méthodologie, résultats attendus, verrous scientifiques ou techniques.
- Des preuves concrètes d’activité R&D : publications, prototypes, tests, brevets.
Le contenu doit démontrer une capacité autonome à produire de la connaissance nouvelle, en s’appuyant sur les critères du Manuel de Frascati.
Éléments administratifs à joindre
- Le formulaire Cerfa n° 10198*10 (demande d’agrément, téléchargeable ici).
- Un extrait Kbis de moins de 3 mois. Les statuts de l’entreprise.
- Les liasses fiscales des trois dernières années (bilan, compte de résultat).
- Le CV des encadrants scientifiques ou responsables projets.
Tous les documents doivent être organisés, datés, signés, et lisibles.
Bonnes pratiques pour monter son dossier
Astuce d’expert : le principal motif de rejet reste l’insuffisance de justification scientifique. Évitez les descriptions vagues, commerciales ou trop techniques.
Bonnes pratiques :
- Préférez des phrases simples, structurées, et des schémas explicatifs.
- Appuyez vos propos avec des livrables concrets (rapports, publications, logs de test).
- Faites relire votre dossier par un tiers (interne ou externe) pour garantir sa cohérence.
Quelle est la durée de validité de l’agrément CIR ?
Constitution proactive du dossier
La durée de validité de l’agrément CIR varie en fonction du profil de l’organisme et de sa situation administrative :
| Type de structure | Durée initiale d’agrément |
|---|---|
| Demande initiale (toutes structures, y compris organismes publics) | 3 ans |
| Pas d’opération de R&D finalisée dans les 12 mois précédant la demande | 1 an |
| À partir de la 4ᵉ demande (après 9 ans d’agrément continu) et R&D achevée dans les 12 derniers mois | 5 ans |
L’agrément n’est pas automatique au terme de cette période : un renouvellement doit être demandé dans les délais.
Il est possible de demander un agrément CIR avec effet rétroactif, pour l’année civile écoulée, à condition de respecter la date limite de dépôt (31 mars de l’année suivante).
Exemple : pour bénéficier du CIR sur des prestations réalisées en 2024, la demande doit être déposée avant le 31 mars 2024.
Attention : l’effet rétroactif ne vaut que pour le 1ᵉʳ janvier de l’année de dépôt. Il ne permet pas de couvrir l’année précédente. Passé le 31 mars, la première demande ne peut produire effet qu’à partir du 1ᵉʳ janvier de l’année suivante.
Comment renouveler un agrément CIR ?
Délais à respecter
La demande de renouvellement doit être déposée avant l’expiration de l’agrément en cours. Aucun délai de grâce n’est accordé. L’absence de renouvellement entraîne une perte de la capacité à faire bénéficier ses clients du CIR.
Bon à savoir : le ministère recommande de déposer la demande au moins 3 mois avant l’échéance pour éviter toute interruption d’agrément.
Documents à fournir
Le dossier de renouvellement est similaire à une première demande, mais doit démontrer la continuité et la qualité des travaux de R&D menés depuis l’obtention initiale.
À inclure :
- Mise à jour du rapport scientifique avec de nouveaux projets.
- Nouveaux bilans comptables.
- Éventuelles modifications statutaires ou organisationnelles.
- Preuves de collaborations, publications, brevets déposés.
Différences avec une première demande
Les exigences sont plus élevées lors du renouvellement. Le MESR attend :
- Une structuration plus nette des projets.
- Des indicateurs de performance ou d’impact (brevets, publications, industrialisation).
- Une montée en compétence des équipes scientifiques.
Le renouvellement n’est pas automatique : chaque dossier fait l’objet d’un réexamen complet.
Quelles obligations après l’obtention de l’agrément CIR ?
Conservation des justificatifs :
L’organisme agréé doit pouvoir démontrer à tout moment la réalité de ses prestations de R&D. Cela implique la conservation rigoureuse des rapports scientifiques, contrats clients, livrables techniques et relevés d’activités du personnel mobilisé. Ces pièces doivent être archivées pendant au moins six ans, durée de prescription fiscale, afin de pouvoir répondre à tout contrôle.
Risques de contrôle :
Le fait d’être agréé n’exclut pas les vérifications. L’administration fiscale ou le ministère peut engager un contrôle pour s’assurer que les projets menés correspondent bien aux critères de la R&D éligible. Elle peut également évaluer la concordance entre les déclarations des clients et les travaux réellement réalisés. En cas de manquements, l’agrément peut être suspendu ou retiré, avec des effets rétroactifs sur les bénéficiaires du CIR.
Obligations spécifiques :
Une fois agréé, un prestataire s’engage à réaliser en propre les travaux pour lesquels il a été mandaté, sans externalisation non encadrée. Il doit aussi informer ses clients de la durée exacte de validité de son agrément, et notifier au ministère toute évolution juridique ou organisationnelle pouvant impacter son éligibilité.
Quelles sont les sanctions en cas de non-conformité ?
Le non-respect des obligations scientifiques ou administratives peut entraîner un retrait d’agrément, à effet immédiat ou rétroactif. Cette décision est prise par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, souvent à la suite d’un contrôle ou d’un signalement.
Les conséquences sont lourdes : l’organisme perd le droit de permettre à ses clients de bénéficier du CIR. Si le retrait est rétroactif, les entreprises clientes peuvent subir un redressement fiscal.
Au-delà du retrait, l’administration peut engager des procédures administratives ou pénales en cas de fausse déclaration, simulation de prestations, ou surfacturation déguisée, mais cela reste rare.
Bonnes pratiques pour éviter les erreurs
Pour se prémunir, il est essentiel de maintenir un niveau d’exigence documentaire élevé : description des travaux, preuve d’exécution, traçabilité complète des missions.
Le prestataire doit également sensibiliser ses clients sur les limites du dispositif et s’assurer que les dépenses déclarées au CIR correspondent strictement à des prestations conformes, facturées sur des périodes couvertes par l’agrément.
En savoir plus sur l'agrément CIR
Nous postons régulièrement des articles, informations et vidéos pour vous fournir des données précises.
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Combien de temps prend le traitement de la demande ?
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche annonce un délai de traitement moyen de 4 à 6 mois pour une demande complète. Ce délai peut être allongé si des pièces complémentaires sont demandées ou en cas de pic de dépôt en début d’année.
Les organismes sont donc encouragés à anticiper leur dépôt bien avant la date limite du 31 mars, surtout s’ils sollicitent une prise d’effet rétroactive.
Peut-on se faire accompagner dans la procédure ?
Oui, et c’est même fortement recommandé. L’agrément CIR repose sur des critères scientifiques stricts, une structuration rigoureuse des projets et une cohérence administrative sans faille.
Se faire accompagner par un cabinet spécialisé permet de garantir la conformité du dossier, de gagner du temps, et d’éviter les erreurs fréquentes, notamment dans la rédaction du rapport technique. C’est aussi un levier pour défendre son dossier en cas de demande de précisions par le ministère.
L’agrément CIR est-il obligatoire pour bénéficier du crédit d’impôt ?
Pas dans tous les cas. Une entreprise qui réalise en interne ses propres travaux de R&D peut bénéficier du CIR sans avoir besoin d’un agrément. En revanche, si elle externalise une partie de ces travaux, l’agrément devient obligatoire pour le prestataire.
Concrètement, seules les prestations facturées par un organisme agréé peuvent être déclarées dans la base éligible au CIR. Sans cet agrément, les dépenses sous-traitées sont exclues, même si les travaux sont de nature scientifique.
Où trouver la liste des organismes agréés ?
La liste officielle des organismes agréés est publiée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Elle est disponible en accès libre sur leur portail, généralement sous forme de fichier Excel actualisé chaque année.
Ce document indique pour chaque structure : le nom, le SIRET, la période de validité de l’agrément, et parfois le domaine scientifique couvert. Il est essentiel de vérifier cette liste avant de contractualiser avec un prestataire pour s’assurer de la validité de son agrément au moment des travaux.





